FMD Spotlight: Adam Katz

Dans le cadre du Festival de mode et design, l’équipe de Nudabite a couvert le volet conférences de l’événement chic du calendrier estival de la métropole. Comme par le passée, Stéphane Le Duc, rédacteur en chef du magazine Dress To Kill, a assuré l’animation des entretiens avec divers acteurs et icônes de l’industrie.

Adam Katz Sinding – Profession : témoin hors-norme de la mode Par Nudabite.

Au lancement de son site web de photographie Le 21ème en 2007, Adam Katz Sinding était loin de se douter du succès et de la notoriété qui suivraient.

Vêtue tout de noir d’un coton ouaté à capuchon Dime et de shorts en jeans, Katz s’est entretenu avec Le Duc en évoquant ses débuts, son travail et la canicule de Montréal. Ses débuts Né à San Francisco en 1983, Katz a grandi dans l’état de Washington, d’abord à Tacoma puis à Seattle avec un père avocat et une mère désigneuse pour Nike. Les contrés et montagnes de la côte ouest l’on particulièrement marqué lors de ses nombreuses randonnées intenses avec son père, un photographe amateur assidue des paysages. Sa mère l’initie indirectement au style de la photographie de mode à travers les magazines féminins trimballés en voyage.

Le jeune Katz se donne à cœur joie de glaner les images léchées des mannequins en attirail luxueux à travers les pages du WWD, Vogue, Harper’s Bazaar. Suite au décès de son père, il hérite de plusieurs appareils et lentilles. Tranquillement mais sûrement, il roule sa bosse du 8e art dans les rues de Seattle. Timide, Katz avoue à Le Duc qu’il s’est servi de la photographie pour faire des rencontres et s’approcher d’individus stylés. Inspiré par l’ex-duo Scott Schuman (alias The Sartorialist) et Garance Doré, Katz lance son site web de photographie en 2007 – le 21ème.

De Seattle, il pousse vers l’Est, à New York, lors de la Saint-Sylvestre 2010 et décide de se consacrer à temps plein à la photographie, délaissant les petits boulots en services à la clientèle. Sa motivation et son autodidacte étoffent son travail et lui ouvrent les portes de toutes les Fashion Week auxquelles il assiste assidûment « pour ne rien manquer au beat » de la mode. En parallèle, de nombreuses publications (imprimés et numériques) reproduisent ses clichés.

The Adam Katz Way

FMD Adam Katz

La facture et le style des photos publiées sur le blogue Le 21ème et ailleurs sont propres au modus operandi du photographe. Le contexte est nul autre que l’action extérieure du quotidien des Fashion Week. Au milieu du chaos et du stress, Katz guette les rares moments de prélude, d’entracte ou de fin qui offrent des sujets en transit captivant et serein dans leur mouvement et leur habit. Mannequins off-duty, badauds de l’industrie et (parfois) célébrités de tous horizons.

Côté mouvement, il affectionne particulièrement les sujets solos en marche – une jambe plantée à l’avant suivie par la jambe arrière qui remonte du sol, « mais pas au-dessus du genou, au gré du pas en cours parce que ce n’est pas joli » – ou les groupes en pleine interaction – échange, conversation, connivence. Côté habit, tout y passe et une place de choix est consacrée au détail. Point boni si la lumière et les alentours renforce ce dernier.

Comme le remarque Le Duc au cours de l’entretien, le blogue affiche des sujets issus de toutes les couches socio-économiques. Très 21e siècle! Par contre, gars à ne pas regarder l’objectif! Katz ne supporte pas qu’un sujet fixe son objectif. D’ailleurs, il se plait à couper souvent la tête de ses sujets. En ce sens, il a un faible pour l’utilité de l’outil de recadrage sur Instagram.

Dernièrement, il s’est convertit à l’application Snapchat dont il affectionne le cote hyper-éphémère. Toutefois, Katz préfère de loin son site web (« ce n’est PAS un blogue de street style » prévient-il) où l’on découvre la totalité de son œuvre, la totalité de son approche. Une continuité, sans parenthèses ni pauses. L’alimentant à raison de quatre à cinq publications journalières, Adam est hyper critique quant à la sélection des photos diffusées. S’il ne ressent pas le cliché pris, il ne le publiera pas, voire même le détruira.

Montréal la chaudasse Arrivé en début de semaine dernière dans la métropole pour le #FMD2015, Katz a eu chaud. Très chaud. Le photographe barbu n’a effet pu supporter le temps caniculaire de ces derniers jours.

Cela dit, il a bravé le bitume chauffant pour croquer la métropole, en commençant par l’arrière-scène ouverte du #FMD2015. Par-delà le Quartier des spectacles, il s’est promené au centre-ville et dans le Vieux où il a pu saisir l’Habitat 67.

Suivez Katz sur Instagram et surtout sur son site web.

 

Photo: Jimmy Hamelin

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